Assassin’s Creed : Origins – Un retour aux sources, rehaussé

David Guevremont Critiques, Critiques Nouveau, Critiques Nouveau - Microsoft, Critiques Nouveau - PC, Critiques Nouveau - Playstation 1 Comment

Assassin’s Creed Origins
Éditeur/développeur: Ubisoft Montreal | Ubisoft
Disponible sur: PS4, XBOX One, PC
ESRB: Mature 17+

Dès l’annonce de sa parution à venir au E3 2017, j’étais subjugué par la présentation d’un nouveau titre d’Assassin’s Creed, suite à la décision d’Ubisoft de prendre du recul en 2016 pour revisiter sa “Road map” par rapport à cette franchise. Non seulement ils nous présentent une époque des plus intéressantes avec Jules César et cette chère Cléopâtre, mais de plus, nous nous faisons transporter à l’origine même de ce qui est et deviendra l’essence de la confrérie des assassins. Des décors hauts en couleurs, une carte vaste comme jamais cette franchise nous en a présentée.

Pour ce qui est des décors, je vais me permettre un comparatif avec Assassin’s Creed: Syndicate; pour sa part ce dernier nous plonge dans les années 1860, à Londres pendant l’ère victorienne, en pleine révolution industrielle. De ce fait, les décors sont toujours dans des nuances dénudées de couleurs, ciel gris, allant même jusqu’à être d’une nature très sombres par définition. Ceci étant dit, pour revenir au sujet principal, dans Origins, on nous présente des décors plus que riche en couleurs. Étant sous le même moteur graphique que Syndicate, on peut voir, cette fois, une présentation aux antipodes de son prédécesseur. Les reflets du soleil et de la lune sur l’eau, l’eau en elle même est fluide et semble si réelle, l’architecture de l’Egypte Antique dans laquelle aucun petit détail n’a été omis. On peut même apercevoir des fresques à nature coquine à travers certaines fenêtres. Tous ces éléments sont soigneusement travaillés et bien définis, ce qui nous offre une excellente immersion dans cet environnement.

Nous avons pu voir dans les précédents chapitres la possibilité d’avoir accès à des alliés ou formes d’assistance pour nos infiltrations, combats et autres formes d’activités. Cette fois, avec ce recul dans le temps, on nous offre un ami à plume, qui ne nous quitte pratiquement jamais. Cet aigle, qui revient à nous dès le début du jeu, possède plusieurs caractéristiques forts intéressantes. En plus de bénéficier du fait qu’il ne se fatigue jamais, il permet de planifier soigneusement vos infiltrations dans les camps éparpillés à travers la carte du jeu. Il vous aideras aussi à repérer vos proies lorsque viendra le temps de traquer certains animaux pour améliorer votre équipement. Je ne vais pas trop m’étendre sur ce compagnon, outre le fait que tous ces attraits en font de lui un allier de choix pour parcourir l’Egypte et arriver à ses fins. Prendre bonne note aussi que Senu bénéficie de bonus pour chaque point de synchronisation effectué et sera plus efficace à plusieurs niveaux.

Pour ce qui est de la mécanique de combat nous faisons face ici à deux changements majeurs. On voit ici un système d’armes avec DPS digne d’un bon vieux RPG, nous avons donc différents niveaux sur les armes ainsi que différentes qualités et de ce fait une variété de bonus qui peuvent y être ajoutés. Le deuxième changement majeur est le déroulement d’un combat: nous n’avons plus à chorégraphier nos combat en enchaînant les combinaisons de boutons. Les combats se passent d’une façon beaucoup fluide, entre les coups léger et les coups d’une force plus grande, on peut insérer plusieurs parades de bouclier pour se protéger, sans oublier l’adrénaline, qui nous permet de faire un coup qui pourra faire un niveau élevé de dommage. Aussi, on peut enchainer le lancer de l’arme de l’ennemi et le tuer avec ce coup si, bien entendu, la compétence est acquise dans l’arbre. Ces 2 grands changements apportent beaucoup de diversité au gameplay de ce titre comparativement à ses prédécesseurs, où les combats devenaient vite monotones et répétitifs, allant même jusqu’à dire ennuyeux par moment. Autre fait très appréciable concernant les armes et boucliers: une arme que vous allez apprécier pourrait vous suivre jusqu’à la fin du jeu, il vous suffit simplement de parler à un forgeron qui pourra améliorer l’arme désirée à votre niveau actuel moyennant bien entendu certains frais élevés dans le cas où l’arme est jaune.

Bon, les fameuses quêtes annexes! On va se le dire franchement, j’ai toujours eu de la difficulté à avoir du plaisir lors de ces fameuses quêtes dans les différents chapitres de cette franchise que j’ai eu l’occasion de jouer. Les 2-3 premières quêtes annexes sont relativement banales: effectuez un ou deux objectifs puis on a terminé. Mais on se rend vite compte que plus l’histoire s’étoffe plus elles s’alourdissent tant au niveau contenu, tant au niveau  de la qualité scénaristique dont on elles font preuves. Mais j’ai aussi découvert que tant que la complexité s’accentue, les récompenses elles aussi en sont augmentées et permettent d’avoir de belles pièces d’équipements, ce qui nous permet de bien progresser dans le jeu. L’autre avantage est bien sûr le gain considérable d’expérience qu’elles peuvent apporter! Sommairement, elles ajoutent sans aucun doute à la belle expérience de jeu dans ce chapitre d’Assassin’s creed.

Pour ce qui est du fameux Skill tree, idée qui nous a été premièrement offerte dans Assassin’s Creed Syndicate d’une façon beaucoup plus linéaire, on nous offre ici un arbre beaucoup plus entremêlé. Plusieurs chemins sont possibles pour un résultat voulu, mais aussi la possibilité de pousser une (ou plus qu’une) des 3 catégories de talents en spécialisation, avec le talent à l’extrême de chacune ce de ces dernières qui permet l’ajout illimité de point, ce qui donne l’opportunité au joueur de vraiment personnaliser la façon dont il veut progresser et évoluer dans cet univers.

Bien entendu, dans un univers aussi magnifique que vaste, bien des bugs se font voir. Plusieurs fois j’ai été dans l’obligation de redémarrer ma dernière sauvegarde valide dû à une situation où j’étais “pogné” dans le décor. Une autre fois, comme on le voit ci-dessous, j’ai croisé des gardes naviguant sur… rien! D’autres fois, c’était simplement un ralentissement dans certaines cinématiques. Et je crois que le plus lourd pour moi a été l’introduction qui est d’une longueur… presque interminable. On prend vraiment notre temps pour nous “envoyer à l’aventure”.

Points positifs:
– Grandeur de la carte.
– Arbre de talents très développé et non-linéaire.
– Système de combat nettement amélioré et non chorégraphié.
– Système de navigation qui nous rappelle le premier de cette saga, simpliste et efficace.
– Toutes les quêtes annexes sont scénarisées sans exceptions.
– Sans aucun doute l’aide de l’aigle Senu pour les infiltrations et la chasse est un point plus que positif.

Points négatifs:
– Quelques ralentissements dans certaines scènes.
– Quelques bugs dans l’environnement, parfois dans l’obligation de redémarrer la dernière sauvegarde.
– Une intro quand même très très longue.

 

Sommairement (jusqu’à maintenant), je vis vraiment une belle expérience de jeu. Ubisoft a faits un travail remarquable, je ne suis pas au bout de mon périple en Égypte et je vous partagerais bien sur, la conclusion de ce magnifique voyage lorsque quil sera terminé.


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  • « …entre les coups léger et les coups d’une force plus grande, on peut insérer plusieurs parades de bouclier pour se protéger… »

    Bien dit David! Le combat dans Origins est franchement une amelioration remarquable par rapport au reste de la franchise