Critique – Holy Diver

Mat Bennett Critiques, Critiques Rétro, Critiques Rétro - Nintendo 0 Comments

Holy Diver
Développé par : IREM
Publié par : IREM (1989)
Disponible sur : Famicom

Pourquoi ne pas profiter du mois d’octobre pour se plonger dans un platformer d’horreur gothique injecté de références heavy-metal des années 80? Holy Diver est un side-scroller développé par IREM qui est resté exclusif au Japon pour le Famicom. Dans la même veine que Castlevania et Getsu Fuma Den, c’est un jeu avec une ambiance sombre dans lequel on fait face à des forces démoniaques. D’ailleurs, si vous trouviez que Castlevania 1 ou 3 étaient difficiles à finir, attachez votre tuque avec de la broche renforcée en titane parce que Holy Diver est à mon avis encore plus difficile.

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Clairement inspiré par le classique heavy-métal du même nom des années 80 interprété par Dio, Holy Diver nous plonge dans l’univers satanique des groupes classiques de métal. Le personnage principal est Randy qui est certainement une référence au guitariste Randy Rhoads du groupe d’Ozzy Osbourne. C’est l’an 666 et après la mort de son mentor Ozzy, Randy part en quête pour affronter le Black Slayer qui cherche à étendre son règne sur le royaume. Vous voyez qu’on n’est pas allé de main morte avec l’inspiration. Il y a même des symboles “BS” qui sont à mon avis des références à Black Sabbath dans le 5e tableau. Avec des influences sataniques et des symboles comme des croix et des crânes qui ont un serpent qui sort des orbites, c’est pas vraiment surprenant que Nintendo of America n’a pas localisé ce jeu chez nous.

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C’est un jeu qui utilise très bien la capacité graphique du NES avec une ambiance lourde qui nous transporte à travers des chapelles sataniques, des temples déchus et jusqu’à l’intérieur des entrailles d’un démon. La musique est aussi excellente, rythmée et fait honneur au matériel source de Holy Diver. L’attaque principale de Randy est un tir de balles d’énergie illimité, mais un nouveau sort sera débloqué à la fin de chaque tableau. Ils ont une utilisation limitée par un usage de points de magie et il vous faudra gérer judicieusement quelle situation nécessitera votre arsenal de sortilèges. Il sera aussi possible d’augmenter votre maximum de HP et de MP en plus de trouver quelques items qui amélioreront vos capacités. Il y a, par exemple, des bottes qui font sauter plus haut et un sceptre qui coupe de moitié les points de magie nécessaires pour lancer des sorts.

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Si vous voulez tester vos talents de rétro-gamer, je vous suggère de vous lancer dans le défi d’essayer de finir ce jeu. Je crois malheureusement que comme le niveau de difficulté est si élevé, que ça rend le jeu intimidant et beaucoup moins accessible aux amateurs du genre. Ce n’est pas impossible à battre, mais Holy Diver va tester votre patience et votre persévérance. Par contre, le sentiment de réussite est vraiment incroyable quand on réussit enfin à vaincre les six tableaux du jeu. Il y a heureusement des continues à volonté, mais vous allez recommencer au début d’un tableau à chaque fois que vous perdez toutes vos vies. Vous allez devoir être précis dans vos sauts et user de stratégie dans le type de sort à utiliser au bon moment. Les boss ne sont pas très difficiles à part celui du 4e tableau, mais les tableaux eux-même vont faire monter votre adrénaline et/ou votre frustration.

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Si vous êtes amateur de side-scroller, ça vaut la peine de vous lancer dans l’aventure de Holy Diver, mais considérez-vous comme avertis que ce n’est vraiment pas une petite marche de santé. C’est un excellent jeu et je vais éventuellement recommencer une partie, mais je vais attendre un moment : le temps que ma pression sanguine revienne à un niveau acceptable.

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Points Positifs

+ Un jeu inspiré du heavy-metal des années 80? YEAH!
+ Un excellent side-scroller qui fait honneur au nom d’IREM.
+ Un bon arsenal de sorts à utiliser de façon stratégique.

Points Négatifs

 Difficile au point de vouloir s’arracher la face.
 Un système de mot de passe aurait été le bienvenu.


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