Critique – The Flame in the Flood

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The Flame in the Flood
Développé par: The Molasses Flood
Publié par The Molasses Flood
Disponible sur PC, OSX et Xbox One
Classé T

Survivre n’est pas une tâche facile. À tout moment, un imprévu peut venir chambouler votre monde, brisant vos espoirs de vivre un autre jour, et vous mettant face à l’inévitable: vos minutes sont comptées. C’est du moins l’idée que je me fais de la survie en forêt, et c’est sans doute aussi ce que les développeurs derrière The Flame in the Flood veulent qu’on ressente.

On y incarne Judd, une jeune fille accompagnée d’un chien, laissée à elle-même dans une nature sauvage dévastée par des inondations. On doit survivre par tous les moyens, en naviguant d’îlot en îlot sur notre radeau de fortune, à la recherche de nourriture, d’abris temporaires et de tout le matériel qu’on pourra utiliser pour fabriquer des pièges, des pansements, des filtres à eau, des vêtements plus chauds, etc.

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Le système de survie dans Flame in the Flood fonctionne très bien. On doit constamment garder un oeil sur nos quatre jauges représentant la faim, la fatigue, le froid et la soif. En fouillant les terres sur lesquelles on pose pied, on trouve différentes ressources nous permettant de combler nos besoins. Mais il faut savoir choisir ce que l’on garde, car le sac à dos de Judd ne peut contenir une tonne de choses. Heureusement, notre chien est aussi équipé d’un sac dans lequel on peut ranger des trucs et il est possible d’en laisser à bord de notre radeau. Par contre, ce qu’on laisse sur le radeau n’est pas accessible lorsqu’on explore la terre ferme.

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Mais même avec les quatre jauges pleines, on ne se sent jamais vraiment en sécurité. La nourriture peut se faire rare à tout moment, alors il faut faire des réserves. Les loups peuvent attaquer sans avertissement, donc mieux vaut avoir des pièges prêts à être déployés. Il faut aussi penser à améliorer notre radeau, car c’est lui qui nous permet d’avancer toujours un peu plus loin. Même la simple pluie peut nous être fatale si on tombe malade et qu’on ne réussit pas à trouver un abri.

Ces segments de navigation viennent ajouter un deuxième type de jouabilité qui se marie plutôt bien avec l’exploration terrestre. Ici aussi on sent qu’on n’est pas à 100% en contrôle de notre destinée, parfois à la merci du courant et de Mère Nature, tentant de naviguer jusqu’à la prochaine terre… ou la suivante si on passe tout droit.

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Visuellement, on pourrait se penser dans un univers d’Henry Selick, tel que Coraline ou The Nightmare before Christmas. C’est beau, mais un peu étrange et sinistre à la fois. La musique du type « Americana » qui nous accompagne lors de nos descentes en radeau convient parfaitement à ces paysages qui, on le devine, représentent une partie du sud ou du centre des États-Unis.

Souvent au cours de mon aventure, j’ai du faire des choix qui allaient consciemment me mettre en danger. Est-ce que j’ai le temps de trouver de quoi faire un feu pour cuire ma viande avant de mourir de faim ou est-ce que je la mange crue et je gère l’intoxication par la suite? Tout est une question d’instinct et de chance.

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Comme moi, vous allez échouer. À plusieurs reprises, soit en brisant votre radeau sur un quelconque amoncellement de débris emporté par le courant, soit parce que vous aurez mal géré vos ressources ou aurez été dévoré par un loup. Le fait que les îlots qui peuplent le territoire soient générés de façon aléatoire empêche le tout d’être redondant et prévisible, mais ça peut aussi causer votre perte si la chance ne tourne pas du tout en votre faveur. Combien de fois ai-je vécu ce sentiment d’urgence de trouver un peu de nourriture ou la plante nécessaire pour guérir une infection dans une descente qui allait pourtant si bien jusqu’à maintenant.

Malgré quelques moments de frustration dans lesquels on se sent à la merci du monde généré de façon aléatoire, le jeu réussi bien à atteindre un équilibre au niveau de la difficulté. On développe des approches différentes, on laisse certains objets de côté, on fait plus de réserve d’un autre et on avance un peu plus loin que la dernière fois, avant de mourir à nouveau. Et de recommencer.

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S’il y avait un truc  en particulier à améliorer, ce serait le système d’inventaire dans lequel on passe peut-être un peu trop de temps. J’aurais aimé de meilleures indications sur ce qu’il est possible de faire avec chaque objet ou chaque plante que je retrouve. Un genre de guide de survie ou un mini didacticiel en début de jeu m’aurait économisé beaucoup de temps.

Sinon, The Flame in the Flood est un excellent jeu qui apportera un peu de fraîcheur dans votre collection, avec sa jouabilité à mi-chemin entre un rogue-like et un jeu de survie.

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Points positifs

+ Magnifiques paysages bien appuyés par la musique

+ On sent vraiment l’urgence de survivre

+ Monde généré de façon aléatoire garde le tout rafraichissant

Points négatifs

– Interface un peu lourde pour gérer l’inventaire

– Peu devenir frustrant


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