Les jeux de la SNES Classic avec Docteur Mario – Donkey Kong Country

Mario J. Ramos Blogue, Critiques, Critiques Rétro, Critiques Rétro - Nintendo 0 Comments

Pour lancer ma nouvelle chronique « Docteur Mario », j’ai décidé de m’attaquer aux jeux de la SNES Classic. Il ne s’agira pas de critiques traditionnelles, mais plutôt d’une exploration plus personnelle de jeux qui m’ont marqués à différents moments de ma vie ou des classiques que je découvre sur le tard. La librairie du SNES Classic est justement un excellent mix de chef-d’oeuvres qui ont marqués m’ont enfance et d’autres que je vais enfin découvrir plus profondément.

(Je ne possède pas actuellement la SNES Classic. Ne m’écrivez pas avec des questionnement sur comment se la procurer.)

Et je commence avec le tout premier jeu que j’ai possédé sur la SNES…


DONKEY KONG COUNTRY

C’était la veille de Noël 94… ou 95… 96? Ou était-ce un soir pluvieux d’octobre, à mon anniversaire? C’est flou.

Je déballais un cadeau qui avait la forme d’une belle boite longue. Serait-ce la SNES finalement? Nah, déjà, il avait été très difficile de convaincre mes parents d’avoir une NES à la maison. Il y avait seulement quelques années que mes parents, avec moi, mes trois frères et ma soeur, avions quitté le Portugal et notre belle grande maison pour déménager à Montréal, dans le quartier St-Michel. Recommencer à zéro avec cinq bouches à nourrir. Demander un cadeau aussi dispendieux à mes parents, ça ne passait pas. Avoir ma propre SNES semblait donc un rêve hors de portée.

J’étais au courant de l’existence de la SNES, j’en avais entendu parler et j’y avait déjà touché chez mon ami Tony, mais je n’avais pas accès aux actualités du monde du gaming. Quand était sortie la console? Quels jeux sont actuellement disponibles dessus? C’est flou.

Je déchire le papier d’emballage et j’aperçois… Donkey Kong. Ça ne peut pas être la SNES. S’il y avait quelque chose que je savais, c’est que la SNES venait avec Super Mario World. Mon ami Tony l’avait et l’avait déjà terminé maintes et maintes fois.

Je continue à déchirer le papier… c’est bel et bien la SNES! Avec Donkey Kong?

Super Mario 3 était, sans aucun doute, mon jeu préféré de tous les temps, et il l’est encore. Mais voilà, ce n’est pas la suite qui vient avec ma SNES, c’est Donkey Kong Country…

Peu importe, j’étais surexcité. J’ai une SNES. MA SNES. Remarquez, à l’époque personne que je connaissais disait « SNES ». On l’appelait le Super Nintendo… et à partir de ce jour, le « Nintendo » (la NES) est devenu pour moi et mes frères… « O pequeno Nintendo » (« le petit Nintendo » en portugais).

J’étais content d’avoir une SNES différente des autres. J’avais hâte de dire à Tony que moi j’avais Donkey Kong Country. Attendez… avait-on déjà déménagé sur la 16e avenue? Est-ce que je connaissais déjà Tony?

C’est flou.

Mais le jeu… le jeu, lui, est gravé au pixel près dans ma mémoire.

Les graphismes pré-rendus en 3D, le mode 2-joueurs quasi-simultané avec la tag, les environnements époustouflants, les passages secrets… tellement de passages secrets! Wow, on peut entrer dans la maison de Donkey Kong dans le premier niveau pour obtenir une vie! Quelque chose d’aussi mondain que pouvoir entrer dans la maison du héros du jeu me semblait extraordinaire. On ne pouvait pas faire ça dans les jeux de Mario (pas avant Mario RPG du moins).

J’ai dévoré le livret d’instructions… Savais-tu que Cranky Kong est en fait le Donkey Kong qui faisait du trouble à « Jumpman » Mario? Et que ce nouveau Donkey Kong est en fait son petit-fils? C’est écrit, noir sur blanc dans le livret.

Pas mal les seuls moments que je recevais des nouveaux jeux c’était à Noël ou à ma fête. Je n’avais pas encore d’argent de ma poche pour m’en acheter moi-même. J’avais donc l’intention (plutôt l’obligation) d’apprécier ce jeu, de fond en comble, de le connaitre, de l’aimer, de sentir que j’étais chez-moi dans la maison de Donkey Kong. J’ai joué et rejoué d’un bout à l’autre, en solo et en équipe avec mon frère Luis. Dire qu’on connaissait le jeu par coeur, tous ses secrets et passages secrets est un « understatement ».

Étrangement, j’ai à peine touché à la suite, Diddy Kong’s Quest, mais j’ai possédé Dixie’s Kong Double Trouble, le 3e, que j’ai terminé aussi. J’en ai des bons souvenirs, mais pas le même amour pour le jeu.

C’est comme les souvenirs d’une première date qui devient un amour de longue date, on se rappelle de ce qui est important. Le reste… c’est flou.

 


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