Persona 5 – Plongez dans le métaverse

Tanya Moore Critiques, Critiques Nouveau, Critiques Nouveau - Playstation 0 Comments

Persona 5
Éditeurs : Atlus, Deep Silver
Développeur : Atlus
Disponible sur : PS3 et PS4
Mature 17 ans et plus

Être un ado, c’est tough. C’est aussi se sentir incompris et opprimé par les adultes, avoir l’impression qu’ils n’écoutent jamais et qu’ils sont toujours injustes dans leurs décisions. C’est avoir le sentiment d’être seul contre le monde et qu’il faut agir, souvent en se rebellant contre tous, pour changer les choses. Parfois, ces sentiments sont injustifiés, mais d’autres fois, ils ont tous lieu d’être. C’est cet aspect de l’adolescence que Persona 5 aborde.

Que ce soit une accusation sans fondement, simplement parce qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment, un abus de confiance d’un proche, ou encore une oppression constante avec de l’intimidation d’un professeur, simplement parce qu’il n’aime pas un élève. Tout y passe.

Nous suivons 7 ados qui ont subi l’oppression et l’injustice des adultes et qui ont décidé de faire changer les choses et surtout de se faire entendre. Se sentant de plus en plus frustrés, nos 7 ados décident de prendre les choses en mains pour que la situation change. Mais comment faire lorsque les adultes les ignorent et blâment leurs gestes comme étant simplement une phase de rébellion qui ne sert qu’à attirer l’attention? Simple comme tout, grâce à une mystérieuse application qui est apparu sur leur cellulaire, entrer dans le métaverse, qui est la réalité de la pensée cognitive, pour changer le cœur de ces méchants adultes, pour qu’ils confessent leurs crimes dans le monde réel.

Pour ce faire, vous devez explorer le palace des antagonistes, trouver le trésor que celui-ci cache et le dérober. Tout en combattant une horde de gardes et la version cognitive du maître du palace, bien sûr! Oh! Et j’oubliais, et ce dans un délai imparti. L’univers de Persona 5 ne se résume pas qu’à combattre dans les palaces des adultes ennemis de nos ados, il y a également un système de confident, dans lequel lorsqu’on crée un lien fort avec certains personnages dans le monde réel, il y a des bonus de combats et même des actions spéciales qui se rajoutent pour aider à l’exploration du métaverse. Ces liens se développent seulement lorsque nous ne sommes pas dans le monde cognitif des humains. Cet aspect du jeu est très important et vous aidera dans l’avancement de l’histoire.

Les combats sont bien réalisés, c’est un système de tour par tour basique, dans lequel vous pouvez choisir entre trois types d’attaques : les attaques physiques, les attaques magiques et les attaques avec une arme à distance, principalement des fusils ou un lance-pierre. Chacun des personas rencontrés a son propre niveau. Si vous rencontrez un même persona dans deux combats différents, celui-ci aura toujours le même niveau. Cependant les attaques de nos ennemis sont très aléatoires. Autant une fois on les élimine du premier coup en se disant que c’était trop facile, et d’autres fois, avec le même ennemi rencontré auparavant qui semblait si facile, il sera impossible de faire la moindre action et ce sera la fin de la partie. Ce qui est fâchant dans cette situation c’est que lorsque cela arrive, il faut recommencer du dernier point de sauvegarde. Lorsque l’on est dans les palaces, on ne peut pas sauvegarder quand on veut. Plus on avance dans l’histoire, plus les points de sauvegarde sont éloignés.

Le plus grand point positif de Persona 5 est également son plus grand défaut : la durée de vie du jeu. Avec le prix des jeux qui augmentent toujours, rien ne m’énerve plus que de payer près de 80$ pour une nouveauté qui a une très courte durée de vie. Pour l’avoir payé à ce prix, je ne veux pas le finir la journée même où je l’ai commencé. Et cela m’insulte encore plus lorsque le jeu n’est pas complet et qu’il faut, en plus, débourser un montant supplémentaire pour avoir des DLC qui servent à le prolonger ou même à avoir la véritable fin… Dans ce sens, Persona 5, nous en donne pour notre argent. Le jeu est complet, avec une histoire développée et n’a aucun bug (ce qui est malheureusement rare de nos jours). Il a également beaucoup de cinématiques. L’introduction est longue, cela prend plusieurs heures avant que l’on puisse commencer à jouer réellement. Même après avoir combattu le boss final, la conclusion du jeu est d’environ 1h30 à 2h. En y jouant, j’avais l’impression de faire un binge watching d’une série animée qui était en ondes depuis dix ans.
Et c’est ici que le défaut se présente, pour y jouer il faut avoir du temps. Les cinématiques peuvent être assez longues et malheureusement on ne peut pas toujours les mettre sur pause. En plus, avec les points de sauvegarde qui sont souvent très éloignés les uns des autres dans les palaces, il est assez difficile de pouvoir y jouer juste 1 heure de temps en temps. Donc les gens qui sont très occupés et qui n’ont pas souvent l’occasion de jouer, ils auront plus de difficultés d’explorer en large l’univers de Persona, ou tout simplement cela vous prendrait une éternité à finir.

Il y a beaucoup à découvrir dans Persona 5 et c’est ce qui fait son charme. C’est à vous de bien gérer votre temps pour en découvrir le plus possible et ce dans les délais impartis que le jeu vous impose. Aussi, si vous êtes comme moi et préférez finir un jeu avant d’en commencer un autre, soyez averti, cela peu prendre plusieurs mois avant que vous ne puissiez jouer à un autre jeu.

Points positifs
– l’histoire
– graphisme
– jouabilité
– la durée de vie du jeu

Points négatifs
– Ne pas pouvoir mettre sur pause les longues cinématiques, ni pouvoir les sauter.
– La durée de vie du jeu.


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