Un sérieux manque de couleur dans ma vie

Bruno Georget Blogue 0 Comments

Depuis une dizaine d’années, on sent de moins en moins la couleur dans le jeu vidéo. C’est vrai. Depuis qu’on opte pour le réalisme, on utilise les vraies couleurs. Souvent, nos jeux ont une histoire dramatique, un paysage post-apocalyptique. On adopte la guerre comme trame narrative de plus en plus. La guerre, c’est pas coloré, la guerre c’est pas quelque chose de brillant et vif. La guerre c’est gris.

 

Donc la plupart de nos jeux sont gris. La plupart de nos jeux manquent de couleur.

 

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Ça me manque la couleur moi. En fait, c’est ce qui fait que j’suis tombé en amour avec le jeu vidéo. L’appel de la couleur. Quand j’étais jeune, même mes jeux de guerre étaient colorés. Même les situations les plus grotesques étaient colorées. Certains des jeux qui sortent aujourd’hui le sont quand même, malgré leur sujet. Mon amour infini pour le studio Ninja Theory est entre autres pour leur utilisation de la couleur. Malgré le sujet difficile et violent, on opte pour des paysages colorés. Ça vient me chercher. Les studios indépendants semblent aussi être tannés du manque de couleur. On le voit avec des jeux comme Fez, Proteus, Guacamelee, Rogue Legacy, Towerfall, Retro City Rampage et Hotline Miami pour en nommer quelques-uns. Ils sont tous hauts en couleur.

 

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C’est pour ça d’ailleurs que le manque de jeux sur ma Wii U me fait mal. Car s’il y a une console sur laquelle la couleur est reine, c’est bien elle. Nintendo a toujours trouvé des façons créatives et originales d’utiliser la couleur dans tous leurs jeux. Même les scènes plus sombres de Zelda étaient colorées. D’après moi, une utilisation réfléchie de la couleur et de l’espace à l’écran domine sur la résolution d’un système. C’est comme en art. Même si tu as les meilleurs outils au monde, si tu ne sais pas quoi faire avec, ça ne sert à rien.

 

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Ce qui est fascinant de la Wii U c’est qu’à chacune de mes utilisations, j’ai toujours eu le même feeling que j’avais quand j’étais petit. Être heureux, quel que soit le défi présenté à l’écran. Tout est si joyeux dans l’univers naïf de Nintendo, tout est si loin des tristes nouvelles du monde d’aujourd’hui. Ça fait du bien. Puis la couleur y est pour beaucoup.

 

Bref, ces temps-ci, ça manque de jeux – tout le monde le sait. Malgré ça, je reste patient. J’attend toujours le prochain jeu pour avoir ma pleine dose de couleur et de bonne humeur. Une chose que l’on perd avec le temps, à force de tirer du monde dans un univers gris et déprimant.

 

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